
C’est bien simple, je n’ai lu que du bien de « Oslo, 31 août » qui est en salles depuis presque deux mois déjà. Tant de bonnes critiques m’ont donc convaincu de me faire ma propre idée et je dois vous avouer que je n’ai pas été déçu de la ballade.
Je savais à peine à quoi m’attendre et pourtant, le personnage d’Anders, jeune, beau garçon, cheveux courts et air déprimé est une vraie révélation dans l’univers du cinéma européen. Je veux essentiellement parler de l’acteur, Anders Danielsen Lie, la révélation du film, apparaissant dans -je crois- toutes les scènes et portant le film tant par son calme et son air sombre, que par son histoire.
Toxicomane trentenaire, regardant la vie de ses potes d’avant évoluer (devenir parents, se caser…) il semble alors revenir à lui après une période assez trouble de plusieurs années malgré une cure en cours et une tentative de suicide avortée. Un malheureux et mal-aimé de la société parmi tant d’autres.
Pourtant, au travers d’une vie, de rencontres et d’une ville (Oslo) surtout, nous allons voir là se décomplexifier un puzzle d’une existance fragilisée.
Avec avant tout des dialogues extrêmement bien travaillés et une caméra d’une précision remarquable, rien des expressions du regard ou de la voix ne nous serons épargnées. La force du film réside avant tout dans l’apparence qu’elle décide de nous dévoiler.
Il faut comprendre par là que le personnage d’Anders est beaucoup aidé par la ville.
Oslo, excusez du peu, est assez magnifiquement retranscrite à l’écran et notamment pour ceux, qui comme moi, ne s’y sont jamais rendus.
Si tous les malheurs du monde semblent avoir atterris sur les maigres petites épaules de ce personnage, la caméra du réalisateur a absolument trouvé la technique de contourner la grosse déprime qui s’émane du film en nous filmant une ville sublime, verte, ensoleillée, conviviale et j’en passe.
Le vide d’une existence est donc comblée par la beauté et la force d’une ville. Le parallèle entre les deux pourrait paraître obsolète et pourtant, le malheur du personnage central semble aussi prendre racine par la beauté et la force de ce qui l’entoure au quotidien.
Il serait difficile de ne pas se sentir intéressé par l’histoire d’un homme ordinaire pris au piège d’une vie pas si évidente que cela, et pourtant, sans jamais tomber dans le pathos, on prend vraiment part et intérêt à découvrir cette existence là.
La fin de l’été sur une si belle ville, la fin d’une histoire et l’ouverture d’un nouveau chapitre pour une personne, des rencontres, des destins, des rêves mais aussi un passé, le film « Oslo, 31 août » touche à un point sensible en chacun de nous. C’est évident.
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